De telles galéjades feraient sourire si elles ne s’inscrivaient pas dans une inquiétante offensive de la Russie poutinienne. Il s’agit de s’immiscer par tous les moyens dans la campagne présidentielle française, de déstabiliser l’opinion et de favoriser l’avènement d’un pouvoir bien disposé à l’égard de ses intérêts géostratégiques. Et les européennes comme les législatives de 2024 ont vu proliférer les faux médias en ligne générés par des officines russes. Redevenue éligible et lancée dans sa quatrième tentative présidentielle, Marine Le Pen apparaît donc à la fois comme le choix de Moscou… et celui de Washington. L’obsession anti-immigration du RN et le repli hexagonal qui en résulterait faciliteraient les menées des empires.