Ses parois translucides sont recouvertes de cire d’abeille, rigide et fragile à la fois, sur laquelle sont dessinés des visages de femmes et d’enfants. « Si la tente ne s’enracine nulle part, explique l’artiste palestinien Raed Issa, c’est parce qu’elle est prête à repartir, à se déplacer encore et encore. » Cette idée du mouvement perpétuel, du paquetage jamais rangé, est devenue le cœur de la démarche de cette figure majeure de l’art palestinien dont les œuvres ont voyagé dans le monde entier. PublicitéAu cœur du quartier populaire de Belsunce, à Marseille, au centre d’art la Compagnie qui l’accueille désormais après avoir quitté Gaza, Raed Issa façonne une mémoire. Il comprend et parle un peu français, mais préfère s’exprimer en arabe, sa langue natale, pour restituer l’exacte chronologie d’une s…