Une mise au point solennelle. "Les décisions de justice peuvent être commentées ou critiquées dans le débat public, mais toujours dans le respect de chacun", a écrit le chef de l'Etat, ajoutant que "les attaques et menaces de mort, anciennes ou récentes, contre plusieurs magistrats sont inadmissibles". Deux enquêtes "distinctes" ont été ouvertes à la suite de "messages menaçants" visant la présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy et ordonné son incarcération prochaine, a fait savoir vendredi le parquet de Paris à l'AFP. Plus tôt dans l'après-midi, l'Union syndicale des magistrats (USM) avait annoncé avoir fait des signalements à la justice, évoquant des "menaces de mort ou de violences graves". Dans son message de dimanche, Emmanuel Macron dit avoir "demandé au ministre de la Justice et au ministre de l'Intérieur, dès leur survenance, que leurs auteurs soient identifiés pour être très rapidement poursuivis".