C’est comme ça que Laura*, sa cliente, pense, ce qu’elle a dit à la cour la veille. Balayant d’un revers de main l’évolution qu’avance Thomas via un travail psychologique, l’avocat général assène : "Nous sommes là pour déterminer ce que ces viols méritent. Pour la rédemption, il faudra attendre, la farce de l’homme neuf, on n’y croit pas." Pierre Aurignac lâche alors, glacial : "Il l’a détruite pour satisfaire ses plus bas instincts." "Le doute doit profiter à l’accusé"C’est devant le pupitre, face à la cour, que s’avance Maître Dato quand il prend la parole en défense de Thomas.