Alice Weidel (à gauche) et Tino Chrupalla, codirigeants du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), au Bundestag, à Berlin, le 29 janvier 2026. Aujourd’hui dirigée par une coalition alliant les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux, la Saxe-Anhalt, qui fait partie des cinq régions issues de l’ex-Allemagne de l’Est (RDA), élira, le 6 septembre, son nouveau Parlement. La récente publication du programme de la fédération AfD de Saxe-Anhalt est venue accroître le sentiment de panique. Le texte, qui doit encore être discuté lors du congrès régional à la mi-avril, va beaucoup plus loin que ce que le parti défend au niveau fédéral. Il y est, bien sûr, question de « remigration » (l’expulsion des immigrés dans leur pays d’origine), ainsi que de lutte contre le « lobby transgenre », les « études postcoloniales » et les politiques visant à préserver le climat.