Dans une décision très sévère, la juge reproche à la Couronne d’avoir « muselé » les accusés en leur interdisant de manifester et de s’exprimer dans les médias. Essentiellement, la juge reproche à la Couronne d’avoir exagéré la durée nécessaire – 3 heures – pour présenter sa preuve. Selon la juge, la durée de 3 heures était « déraisonnable », puisque le dossier et le profil des accusés étaient « de la plus grande simplicité ». Selon la juge, l’objectif du DPCP n’était rien de moins que de « museler » les accusés pour les empêcher de s’exprimer publiquement, « un objectif punitif illégitime ». « Pour le Tribunal, ces faits ébranlent la présomption voulant que le ministère public a agi de bonne foi », écrit la juge Springate.