Le monument dédié aux victimes des essais nucléaires français dans l’océan Pacifique, à Papeete (Polynésie française), le 29 juin 2014. GREGORY BOISSY/AFPLes députés ont adopté, jeudi 29 janvier, à l’unanimité, une proposition de loi visant à améliorer l’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française − dont le dernier a été mené en 1996 − en clarifiant les critères pour y accéder. Désormais, « il ne s’agira plus de demander à la science de démontrer l’impossible au cas par cas », mais de reconnaître une « présomption d’exposition », a-t-il expliqué. De son côté, l’élue (Les Ecologistes) Dominique Voynet a regretté que le texte « traite les corps, mais pas les lieux », alors que « les essais ont laissé derrière eux des sites durablement contaminés ». Le texte prévoit que les victimes d’essais présents dans des centres militaires au Sahara ou « dans les zones périphériques » soient indemnisées dans les mêmes conditions.