« On a des attaques violentes, avec de l’intimidation auprès de militantes » et « des vagues de harcèlement », a déclaré la présidente du Planning familial Sarah Durocher lors d’une table ronde organisée par la délégation aux droits des femmes qui mène actuellement des travaux sur les mouvements masculinistes. « On a enfin aussi l’affichage de nos visages sur les réseaux sociaux qui incitent à nous interpeller, à venir nous alpaguer. »En cause, selon elle, des actions menées par des collectifs qui réclament l’ouverture du 3919 aux hommes, au nom d’une « discrimination anti-hommes » alors qu’il existe d’autres « dispositifs existants et adaptés ». « C’est une manière de remettre les hommes au centre de tout et de refuser aux femmes une prise en charge adaptée et dédiée pour se reconstruire après les violences », a-t-elle dénoncé. » Cette « stratégie fallacieuse […] nous préoccupe beaucoup », a abondé Faustine Garcia, chargée de plaidoyer à la Fondation des femmes, jugeant « très dangereux de les mettre sur le même plan ».