Ainsi, le téléphone de « Rant » contenait des informations sur la garde à vue de la compagne de Karim Harrat ou sur la reconnaissance de son fils en 2020 à la mairie de Perpignan par un tiers se faisant passer pour lui. Ses complices condamnésKarim Harrat, a précisé le président à l’énoncé du jugement, « était le donneur d’ordres principal du réseau, pilotant l’organisation depuis l’étranger, n’hésitant pas à recourir aux menaces, voire à la violence au moyen d’intermédiaires ». Contrôlant plusieurs points de vente à Marseille, il était « également impliqué dans des filières d’importation en tonnes ». Le fournisseur ayant diffusé la technologie Sky ECC sur la place marseillaise auprès de narcotrafiquants a été condamné à sept ans de prison et à une amende de 50 000 euros. Un cinquième prévenu qui avait pris la fuite avant les interpellations, revendeur grossiste à Nice, est condamné à dix ans de prison avec une mesure de sûreté des deux tiers et 300 000 euros d’amende.