Mais on doit se baser sur des critères pour évaluer où sont les urgences les plus critiques au Québec. « Autant du côté provincial que du côté municipal, les personnes directement engagées dans la gestion des infrastructures constatent souvent que les décisions prises par les décideuses et décideurs montrent un fort penchant pour les nouveaux projets au détriment des interventions de maintien », lit-on dans le rapport. Un autre audit portant sur les cégeps constatait que « la méthode utilisée pour calculer le déficit de maintien d’actifs ne reflète pas adéquatement les défectuosités prioritaires à court terme ». « Ces “stop-and-go” font exploser les coûts et les réclamations, déstructurent la planification des donneurs d’ouvrage publics et ont des conséquences sur les services à la population », note l’OIQ. « Les projets inscrits au plan québécois des infrastructures doivent être provisionnés de manière à pouvoir concrétiser les projets que [l’État] annonce », écrit l’Ordre.