BERTRAND GUAY / AFPL’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, mercredi 28 janvier au soir, une proposition de loi visant à reconnaître et à réparer les préjudices subis par les mineurs réunionnais déplacés de force dans l’Hexagone entre 1962 et 1984. « Nous n’avons pas le pouvoir de leur rendre leur enfance (…) mais celui d’affronter l’histoire », a-t-elle lancé, la voix cassée par l’émotion. « Le choix d’ouvrir un droit à réparation n’est pas une consolation mais une reconnaissance nationale, a affirmé Mme Lebon. Cette politique décidée par l’Etat visait officiellement à répondre au doublement de la population réunionnaise en trente ans et à repeupler des zones rurales. Sur les 2 015 personnes concernées, entre 200 et 250 ont été clairement identifiées, a précisé Karine Lebon en commission.