L’ex-base aéronautique navale de Toussus-le-Noble (Yvelines) que l’Etat cherche à céder, en juin 2018. Après une motion de rejet repoussée très vite à main levée, des amendements discutés posément, le texte a été adopté en quelques heures à une majorité imposante : 77 voix pour, 22 contre. Soutenue par l’exécutif, elle a reçu, mercredi, l’appui des groupes de la coalition au pouvoir, mais aussi de l’extrême droite et des socialistes. C’est « le coup d’envoi d’une profonde réforme structurelle de l’Etat », s’est enthousiasmé David Amiel, le ministre de la fonction publique heureux de défendre le texte, alors que le gouvernement est taxé d’immobilisme. Rien moins qu’un « changement complet de modèle », censé moderniser la gestion par l’Etat de son gigantesque patrimoine immobilier.