La Suisse est depuis longtemps critiquée pour sa lenteur dans les affaires de crimes internationaux, qui n’étaient clairement pas une priorité sous l’ancien procureur général Michael Lauber. Selon les avocats, c’est une raison supplémentaire pour laquelle la Suisse aurait dû accélérer la procédure plutôt que de la ralentir. En effet, dit-elle, selon une note figurant au dossier, datant de 2016, une réunion a eu lieu entre le Ministère public de la confédération (MPC) et l’ambassadrice de la Suisse en Algérie. « Aucun processus de recherche de la justice n’a été possible en Algérie ou ailleurs, en relation avec la décennie noire. »Les avocats demandent à la CEDH d’ordonner à la Suisse de verser une indemnisation d’environ 10.000 euros à chacune des deux victimes concernées.