Duterte a été arrêté à Manille le 11 mars 2025 sur mandat de la CPI pour des meurtres commis dans le cadre de la « guerre contre la drogue » et il a été rapidement transféré à La Haye. La Chambre préliminaire a estimé (ce que les procureurs ont fait valoir) que sa libération risquerait d'intimider les témoins. Dans ce climat, il est facile pour les partisans de Duterte de présenter la CPI comme un autre gourdin occidental. Le message envoyé aux victimes doit être que l'impunité ne paie pas, qu'il y ait ou non une condamnation à La Haye. La stratégie la plus intelligente est la complémentarité : utiliser ce procès international comme levier pour reconstruire l'État de droit dans le pays.