Elle marque non seulement la fin d'un chapitre judiciaire, mais ouvre également une nouvelle page pour la mémoire, la justice et la paix dans notre nation. Ces condamnations constituaient la pièce manquante de la formule transitionnelle innovante de la Colombie, qui met l'accent sur les enquêtes, les poursuites et les sanctions à l'encontre des principaux responsables des crimes les plus graves et les plus représentatifs. Elle y parvient grâce à un système à deux volets et à des sanctions qui combinent deux types d'objectifs : la punition et la réparation. Les sept anciens dirigeants des FARC et les douze militaires condamnés, « au lieu de rester inactifs derrière des barreaux, (...) travailleront activement à la reconstruction du tissu social et à la réparation des dommages ». L'armée s'engagera dans des infrastructures communautaires, des programmes de mémoire et des projets de production avec ses victimes, notamment les peuples autochtones Wiwa et Kankuamo, et les Afro-descendants du Conseil communautaire de Kusuto MaGende.