Sans folklorisme ni démagogie, il faut reconnaître, qu’en dépit du fait qu’il soit une seule et même terre, le continent américain n’est pas un seul et indivisible territoire, avec une identité qui lui est propre, une même maternité ascendante, une même idiosyncrasie, une seule et même vision du monde, une même conception, une même expression linguistique, une même ethnie, un même comportement, les mêmes traditions, les mêmes attitudes, les mêmes inspirations et aspirations, les même systèmes politiques et économiques, les mêmes goûts, la même culture, la même croyance et, bien sûr, une seule et même religion, etc., bien que tous unis par les horreurs d’un même passé colonial, dans la grande majorité des cas, et dont les plaies ne se sont jamais véritablement cicatrisées.