C'est à la fois la grande et la petite histoire, le sens du temps qui passe et les énergies du présent, la complexité sans clichés des rapports entre Français et Immigrés, le tout bercé par les accents mélancoliques du raï. Nous sommes avec Nour, dans son intimité, dans les petits détails de la vie, à la manière de l'apprentissage dans L'Education sentimentale de Flaubert auquel le réalisateur fait volontiers référence. Il participe de la puissance et du souffle de cette fresque impressionniste qui offre, et c'est suffisamment rare dans le cinéma français pour bien le noter, une vision de l'immigration d'une belle richesse, complexe et très vivante.