Facebook et WhatsApp sont devenus les premiers recours pour signaler une disparition, bien avant les démarches officielles. Au Cameroun, le recours aux réseaux sociaux est devenu le moyen le plus rapide – et parfois le plus efficace pour déclencher une mobilisation autour d’un proche disparu. Dans la capitale, plus d’un avis sur deux circule aujourd’hui d’abord sur Facebook avant d’être signalé à la police. Cette efficacité tient à la grande réactivité des communautés locales : anciens camarades d’école, voisins, associations religieuses… Tous partagent sans attendre que les autorités réagissent. Il aura fallu un démenti de la famille et une intervention policière pour calmer les réseaux.