Henry Laurens dresse tout d’abord un état des lieux de la situation dans laquelle se trouve l’empire ottoman à partir de 1913, de la fin des guerres balkaniques à la perte de la Libye en passant par l’Égypte, l’Anatolie et les provinces arabes. Il explique les raisons de son entrée en guerre aux côtés du Reich allemand et évoque la division des zones d’influence économico-politique de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Le djihad « made in Germany » suscite en réponse le projet de « califat de l’Occident » de la part des Français et l’appui au soulèvement arabe des Britanniques.