Près de trente ans après l’instauration de son Plan d’urgence national de lutte contre la pollution marine accidentelle, le Maroc s’apprête à revoir en profondeur son dispositif. La refonte vise ainsi à doter le Maroc d’une architecture de crise plus réactive, mieux coordonnée et alignée sur les standards internationaux. Surtout, les travaux prévoient d’étudier les modalités de création d’un fonds spécifiquement consacré à la préparation et à la lutte contre la pollution marine accidentelle. Une doctrine nationale sur les dispersantsAutre évolution : le Maroc entend définir plus précisément les conditions d’utilisation des dispersants chimiques lors des déversements d’hydrocarbures. Au-delà de la seule protection de l’environnement, cette refonte touche ainsi directement à la gestion des risques économiques et stratégiques.