Article réservé aux abonnésAvec « Soudain », son nouveau film, le cinéaste japonais a offert à ses deux actrices, Virginie Efira et Tao Okamoto, un prix d’interprétation à Cannes. Terre du cinéma d’auteur, la France a souvent accueilli de grands cinéastes le temps d’un film hommage à la nouvelle vague, rarement pour le meilleur, souvent pour le pire, comme si l’art d’un réalisateur était intimement lié à un terroir ou, tout simplement, à la pleine compréhension de la langue. «J’ai été clairement influencé par Jean Eustache, notamment par “Numéro zéro”, et” La maman et la putain”, deux œuvres extrêmement verbales. La tradition du cinéma japonais est, à l’inverse, plutôt axée sur le silence et les images.» J’avais l’impression que je n’étais pas fait pour le cinéma.