Avec au moins 120.000 hectares parcourus par les flammes en France depuis le début de l'été, les collectivités doivent absorber des coûts toujours plus élevés face à des incendies plus virulents, exacerbés par les canicules et le réchauffement climatique. Si des maisons ont été détruites, la garrigue, les pins et les vignobles ont payé le plus lourd tribut. Dans le Gard, le maire de Lirac, Cédric Clemente, juge lui insuffisantes les aides européennes et gouvernementales pour entretenir les pistes DFCI (défense de la forêt contre les incendies) des petites communes cévenoles, essentielles à l'intervention des pompiers. Même constat en Gironde, où les mégafeux de 2022 ont occasionné 10,5 millions d'euros de surcoût pour le Sdis, notamment pour réparer les véhicules des pompiers. Aux coûts des secours, encore non chiffrés, s'ajoutent là encore ceux de remise en état des routes et des réseaux de fibre optique.