Elle ne relève pas de la seule capacité européenne à la surveiller, mais de la qualité des relations tissées avec les États qui la bordent. Et réciproquement, la capacité de négociation de ces derniers tient de plus en plus à leur aptitude à diversifier leurs partenariats sans rompre avec l'Europe. L'interdépendance comme rapport de forceLa relation entre le Maroc et l'Espagne — et, au-delà, celle entre le Maghreb et l'Union européenne — ne se réduit pas à la question migratoire. La première: la coopération avec les pays voisins est indispensable, car aucune politique migratoire ne peut fonctionner sans le concours de partenaires comme le Maroc, la Tunisie ou l'Algérie. Le troisième serait celui d'une redéfinition du partenariat : élargir la coopération à la mobilité, à l'énergie, à la transition écologique, à l'investissement et à l'emploi des jeunes, pour dépasser une relation principalement structurée par la gestion des risques.