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Le vivant qui recommence: De la planaire aux vertébrés, une réflexion sur le pouvoir de régénération animale
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La régénération n’est alors plus seulement une réparation; elle devient une reprise du programme de forme, une capacité à retrouver une organisation perdue.
Les performances varient selon les espèces, la région amputée, l’âge, l’état physiologique et la nature de la lésion.
Les voies impliquées appartiennent souvent au développement, à la prolifération, à l’immunité et à la matrice extracellulaire; ce qui change surtout, c’est leur combinaison et leur contexte.
Cette observation change le regard sur le cœur des vertébrés: le muscle cardiaque n’est pas, par essence, incompatible avec la régénération.
Chez le poisson-zèbre, la lésion crée temporairement un environnement permissif à la prolifération ; chez le mammifère adulte, la stabilisation fibreuse prend plus facilement le dessus.