« Les conditions ne sont pas bonnes, mais notre mission est de garder ces personnes à la disposition de la justice, donc on n’a pas le choix que de s’adapter. » À la maison d’arrêt de Dijon, les personnels ne cachent pas la réalité : la surpopulation carcérale a un impact négatif. Ingrid Delabarre, la directrice de l’établissement, elle-même, concède que « la surpopulation est devenue constante. On a 41 matelas au sol, les détenus sont à trois par cellule », déplore-t-elle. « En moyenne, depuis janvier, on a 20 matelas au sol, mais là, ça fait un mois et demi que le plafond...