Né le 13 mars 1945 à Boulogne-Billancourt, Didier Decoin grandit auprès de son père, Henri Decoin, figure majeure du cinéma français d’après-guerre. Car ce n’était pas le crime qui fascinait Didier Decoin, mais les êtres qu’il révélait : victimes et coupables, innocents et damnés, vies ordinaires soudain précipitées dans l’extraordinaire. Jusqu’à son dernier livre, Didier Decoin, croyant, resta ainsi fidèle à ceux que l’Histoire avait maltraités ou oubliés. À La Hague, face au raz Blanchard, dans cette maison de pêcheur acquise grâce à son prix Goncourt, Didier Decoin avait trouvé son paysage, son refuge, son port. Ils adressent à Chantal son épouse, à ses enfants, à ses proches, aux membres de l’Académie Goncourt et à tous ses lecteurs leurs condoléances attristées.