La montagne des cèdres est présentée comme la demeure des dieux et le siège d’une présence divine. Puis les héros rentrent en emportant à la fois le bois et la tête de Humbaba. Le cèdre coupé devient précisément cela : le passage entre la forêt et la ville, entre le domaine des dieux et celui des hommes, entre la nature sacrée et l’architecture politique. Pour les Mésopotamiens, les montagnes occidentales, les cèdres, les forêts lointaines et les bois précieux formaient un monde à la fois réel et mythique. Humbaba est à la fois l’ennemi du héros et la dernière défense d’un monde que l’homme va transformer en butin.