C’est tout le système des relations entre l’État arménien et l’Église apostolique qui se retrouve sur le banc des accusés. Sous le consul Bonaparte, la France signa avec le Vatican le Concordat de 1801 et en 1929, sous Mussolini, l’Italie les Accords de Latran. L’Arménie n’a pas besoin de choisir entre son gouvernement et son Église. La confrontation entre l’Eglise et l’Etat est présenté aujourd’hui comme un face-à-face entre deux personnalités, Nikol Pachinian et le Catholicos. Il est temps, pour sa stabilité, son unité nationale et son image dans le monde, de remplacer les conflits de personnes par la force du droit, de passer de l’ambiguïté institutionnelle au Pacte d’Etchmiadzin.