À 98 ans, Émile Chiris a vu défiler presque un siècle d’histoire à Cabris. Employé de la Poste, pompier volontaire, adjoint au maire, il a connu le village avant l’eau courante, les chemins goudronnés et les lotissements. Si Albert Camus séjourne régulièrement à Cabris, ce n’est pas un hasard. Au milieu du XXe siècle, le village devient un véritable refuge pour les artistes et les intellectuels. Pendant près de 150 ans, le village reste désert.