« Il s’agit du déploiement d’un dispositif de gendarmerie renforcé, prépositionné dans les massifs forestiers les plus à risques (très fréquentés, sécheresse structurelle, zone protégée, zone déjà sinistrée…) pour réduire le nombre de départs de feu d’origine humaine (par la prévention et la dissuasion), détecter les comportements à risques, protéger les personnes et les biens, interpeller rapidement les auteurs le cas échéant mais également appuyer les services de secours », explique à l’AFP la gendarmerie, évoquant un « dispositif inédit ». Concrètement, ce sont quelque 330 gendarmes qui sont mobilisés, spécifiquement dédiés à cette « opération Nemus » (forêt sacrée, en latin) et répartis sur des zones identifiées, principalement dans le sud et le sud-ouest. Des patrouilles seront ainsi organisées sur les pistes forestières, en même temps que l’instauration de points de contrôle à l’entrée des massifs. La gendarmerie a également prévu des moyens aériens avec des hélicoptères équipés de caméras thermiques ou des drones qui peuvent être utilisés pour la détection puis la surveillance de foyers naissants.