Alors que le projet d'autonomie de la Corse est étudié au parlement, le groupuscule clandestin indépendantiste Front de libération nationale corse - Union des Combattants (FLNC-UC) l'a vivement rejeté ainsi que tous ses soutiens, menaçant également les "envahisseurs" non-corses sur l'île. Une quinzaine d'individus cagoulés et armés, réunis dans un lieu tenu secret, ont qualifié le processus visant à donner une autonomie à la Corse dans la République et qui a été approuvé le 23 juin par l'Assemblée nationale, de "mascarade". Les clandestins s'en prennent aussi à la "caste de groupes financiers corses" et aux collectifs antimafia, sans les nommer mais en assurant ne jamais pouvoir "être aux côtés de ceux qui soutiennent les logiques" de "justices d'exception", défendues par les collectifs. Sans préciser comment, ils appellent le mouvement national, "celui de la résistance", à trouver "les voies et les moyens de créer un nouveau rapport de force politique". La dernière "nuit bleue" revendiquée par le mouvement remonte à octobre 2023 lorsque 45 explosions avaient visé principalement des résidences secondaires mais aussi un centre des impôts désaffecté à Ajaccio, sans faire de blessés.