Soupçonné par la justice varoise d’avoir dirigé « une mini-secte », selon l’expression d’un magistrat de la cour d’appel, le jeune maire de Tréogan (Côtes-d’Armor) a été maintenu en détention provisoire après la confirmation du rejet de sa demande de mise en liberté, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Antoine Mathieu, qui n’a pas souhaité s’exprimer sur le fond de ce dossier. Un peu plus d’un mois après les élections municipales, Matthis Ternel, 27 ans, a été mis en examen le 2 mai 2026 à Toulon pour « abus de faiblesse », « chantage », « menace de mort », « agressions sexuelles » et « viols » dans le cadre d’une enquête confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Marseille. Il est reproché au vingtenaire d’avoir dirigé « un groupement poursuivant des activités créant, maintenant ou exploitant la sujétion psychologique des participants » — la traduction juridique d’une dérive sectaire. Un réseau social dédié aux personnes « atypiques »