En Tunisie, le système pharmaceutique connaît de profondes difficultés liées à des dysfonctionnements qui se sont accumulés au fil des années. Ils ont, dans ce contexte, mis l’accent sur l’importance de garantir la disponibilité continue des médicaments et de consacrer la sécurité médicamenteuse, qui demeurent une priorité nationale. L’objectif étant d’éviter que la hausse des coûts n’entraîne une interruption des traitements. Réagissant à cette circulaire, le Syndicat tunisien des pharmaciens d’officine de Tunisie avait appelé, dans un communiqué, à ce que toute révision des prix des médicaments repose sur des critères clairs prenant en considération le pouvoir d’achat du citoyen, la continuité de l’approvisionnement en médicaments et la pérennité des pharmacies. Il avait exprimé son rejet de toute hausse prévue des prix des médicaments, à moins qu’elle ne soit fondée sur un mécanisme objectif et transparent de révision des prix, prenant en compte l’évolution des prix des matières premières, des taux de change des devises étrangères, ainsi que l’adaptation des prix à la rémunération des pharmaciens, afin de garantir un équilibre entre la disponibilité des médicaments, la préservation du pouvoir d’achat et la viabilité des pharmacies.