La Presse — Une semaine après la publication du décret n°2026-148 du 23 juillet 2026, le crédit d’honneur à taux zéro continue de susciter de nombreuses interrogations. Destiné à soutenir les ménages, les porteurs de microprojets, les PME et les sociétés communautaires, ce nouveau mécanisme se distingue par l’absence d’intérêts, de garanties et de frais de dossier. Chaque dossier devra être examiné par la banque concernée, qui dispose d’un délai maximal de dix jours ouvrables pour notifier sa décision. Les sommes empruntées devront être intégralement remboursées et, en cas de défaut de paiement, les banques conserveront la possibilité d’engager les procédures prévues par la législation en vigueur. Si le principe du crédit d’honneur à taux zéro est globalement salué pour sa dimension sociale, son efficacité dépendra désormais de sa mise en œuvre concrète.