Le 1er août, Berlin déclare la guerre à la Russie et ordonne sa propre mobilisation (premier jour : 2 août). C’est dans ce climat de bascule généralisée que le décret français du 2 août tombe. Le 5 août, une loi confirme et étend l’état de siège pour toute la durée de la guerre, et une autre réprime les « indiscrétions de la presse ». Les mêmes qui hurlent à la désinformation ailleurs pratiquent ici la censure administrative la plus douce… et la plus efficace. Les algorithmes, les shadowbans, les « fact-checkers » officiels et la peur de la monétisation font le reste.