Quatre femmes accusant Mohamed Al-Fayed, défunt propriétaire du grand magasin Harrods, de violences sexuelles, ont été reconnues comme victimes de traite d’êtres humains par les autorités britanniques, a indiqué lundi à l’AFP une association qui les représente. Leur dossier avait été transmis aux autorités par l’association Unseen UK, qui accompagne les victimes d’esclavage moderne. Quelque 157 victimes se sont manifestées auprès de la police britannique, accusant Mohamed Al-Fayed de viols, d’agressions sexuelles et d’exploitation à des fins sexuelles. La police a interrogé six personnes soupçonnées d’avoir facilité les agissements de Mohamed Al-Fayed, sans procéder pour l’heure à la moindre arrestation. Certaines ont été entendues dans le cadre d’une enquête pour traite d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.