C’est le temps qu’il a fallu attendre pour que quelqu’un, au sommet de l’État camerounais, accepte enfin de parler du silence de Paul Biya. Le message tient en une phrase : le président est vivant, son retour approche. Sur la formation du nouveau gouvernement, promise depuis décembre dernier, silence quasi total. Pas une photo, pas une vidéo, rien. Ça pose question, quand même, sur la capacité de l’appareil d’État à gérer une absence aussi longue sans jamais donner le moindre élément concret.