Deux start-up toulousaines sont lancées dans une course à la transformation en bombardier d’eau de l’ATR 72, un avion régional à hélices, afin de renforcer les moyens aériens de lutte anti-incendie dès 2029 face à la multiplication des feux de forêt. Kepplair Evolution et Positive Aviation estiment les besoins mondiaux à 400 bombardiers d’eau lors des dix prochaines années. Renforcer la « boîte à outils » contre les incendiesSi la démarche est semblable, les deux hommes ont un positionnement aux antipodes. Laurent Schmitt, ancien ingénieur d’Airbus, revendique de chercher à « remplacer » le Canadair quand David Joubert veut ajouter un nouvel avion à la « boîte à outils géante » de la lutte anti-incendie. Pour le reste, les deux appareils accueilleront de grands réservoirs, d’une capacité de 7.500 tonnes d’eau pour le Kepplair 72 et de 8.000 pour le FF72 (contre 6.000 pour le Canadair), et des trappes permettant de larguer cette eau d’un seul coup pour exercer un effet de souffle sur les flammes.