Ceuta n'est plus tout à fait Ceuta. Vendredi, les commerces de la Calle Real, l'artère marchande de l'enclave espagnole, ont baissé le rideau. Pedro Sánchez, venu constater sur place, a employé des mots plus durs encore : "attaque", "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne". Le chef du gouvernement espagnol attribue la ruée à une rumeur, née, dit-il, d'une lecture "intéressée" que des réseaux de passeurs auraient faite d'un arrêt de la Cour suprême sur le renvoi des migrants arrivés par mer. Madrid, de son côté, tempère : plus de 37 500 migrants auraient déjà repris la direction du Maroc.