Sans jamais nommer l’association, il assène que vouloir « disqualifier » le Conseil constitutionnel reviendrait à s’attaquer à la démocratie. Le procédé est classique : lorsqu’on refuse de répondre sur le fond, on déplace le débat sur le terrain de la morale républicaine. Mais brandir le totem institutionnel ne suffit plus à étouffer les faits. En réagissant publiquement, le président de l’institution trahit une véritable fébrilité face à une attaque qui frappe au cœur du dispositif. L’OCDE et le CEVIPOF ont, de leur côté, enregistré des plus bas historiques pour la confiance dans les institutions politiques.