L'activité économique a rebondi légèrement en France au deuxième trimestre après un recul en début d'année, avec une croissance de 0,2% tirée par la demande intérieure et les exportations, malgré les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur la consommation d'énergie. Cette première estimation de la croissance par l'Institut national de la statistique français (Insee) est inférieure à ses prévisions pour la période. L'Insee anticipait jusque-là une croissance de 0,3% au deuxième trimestre après un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre. Dans le détail, en France, la demande intérieure a contribué positivement au PIB, après une participation négative au trimestre précédent. Fin mai, "il était raisonnable de voir une récession technique au deuxième trimestre au moins comme une possibilité", souligne Fabien Bossy, chef économiste France de la banque d'investissement de la Société Générale.