Fondé sur la Commanderie des croyants, le rite malékite, le dogme achaârite et le soufisme sunnite, son modèle religieux dépasse aujourd’hui le cadre national. En tant qu’Amir Al-Mouminine, le Souverain veille à la protection de la religion, garantit le libre exercice des cultes et assure la préservation des constantes religieuses du Royaume. Il y appelle à la modernisation de l’encadrement religieux, au renforcement de la formation des imams et à la consolidation des institutions chargées de diffuser un islam fondé sur la connaissance, la modération et le juste milieu. Une méthode où la légitimité institutionnelle, la formation, le savoir, le dialogue et la coopération constituent les principaux remparts contre les discours de haine et les instrumentalisations de la religion. Au fond, le soft power religieux marocain réside moins dans la diffusion d’un message que dans la crédibilité d’une expérience.