"Ces évolutions jettent un froid sur l'idée d'une désescalade rapide" dans le Golfe, estiment les analystes d'ING Warren Patterson et Ewa Manthey. Mais "avec les infrastructures pétrolières saoudiennes de plus en plus prises pour cible, le risque de perturbations de l'approvisionnement prolongées augmente", affirment-ils. "Si cela est confirmé, cela ne fera qu'accentuer les inquiétudes liées aux tensions sur le marché des produits raffinés", qui connaît aussi des perturbations en Russie en raison des attaques ukrainiennes, ajoutent les analystes d'ING. La navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz reste aussi verrouillée par l'Iran qui cherche à en conserver le contrôle et faire payer un droit de passage aux navires. "La baisse des stocks et l'inquiétude palpable face à des perturbations prolongées de l'approvisionnement (...) soutiennent clairement les produits raffinés" dont les prix ont tendance à monter plus encore que ceux du brut, précise M. Varga.