Avec The Ugly, Yeon Sang-ho poursuit son exploration des zones grises de la société coréenne, mais délaisse cette fois le fantastique et le spectaculaire. Yeon Sang-ho abandonne ici les foules, les zombies et les grands mouvements spectaculaires pour un drame resserré autour des acteurs et de la parole. La grande force de The Ugly réside dans le contraste entre la beauté affichée et la laideur morale. Dans le monde ouvrier représenté par le film, les femmes subissent les humiliations, les coups, les agressions et l’autorité d’hommes protégés par leur position. Son rythme repose principalement sur les dialogues, les témoignages et les retours en arrière.