Le collectif de jeunes Marocains « GenZ 212 », récemment créé, a appelé dans la nuit de jeudi à vendredi à la démission du gouvernement, après une sixième soirée consécutive de manifestations pour de meilleurs services de santé et d’éducation, marquées mercredi par des violences meurtrières. Dans la nuit de mercredi à jeudi, après les manifestations, des violences avaient éclaté dans le royaume. GenZ 212 (comme l’indicatif téléphonique du Maroc) se décrit comme un « espace de discussion » sur des questions « comme la santé, l’éducation et la lutte contre la corruption ». Il affirme agir par « amour de la patrie et du roi », dans un pays marqué par de profondes inégalités, tant territoriales qu’entre les systèmes public et privé. Plusieurs réformes dans le domaine de la santé ont été engagées au Maroc, mais « ces réalisations (…) restent insuffisantes », a reconnu mercredi devant le Parlement le ministre de la Santé, Amine Tehraoui.