Mercredi 22 juillet, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a resserré de plus de moitié la dose de TFA jugée sans danger pour la santé, ce polluant éternel retrouvé dans la quasi-totalité de l'eau potable française. Foie, thyroïde, fertilité : la liste des organes touchés s'allonge, tandis que le potentiel cancérogène de la molécule reste toujours à l'étude. Mercredi 22 juillet, l'Efsa a divisé par 3,6 la dose journalière jugée sans risque, la faisant passer de 0,05 à 0,014 milligramme par kilogramme de poids corporel et par jour, la quantité qu'un consommateur peut ingérer chaque jour, toute une vie durant, sans danger notable pour sa santé. Générations Futures et l'organisation européenne PAN Europe saluent une mesure attendue de longue date, tout en la jugeant encore insuffisante. Cet avis fait suite à la classification du TFA, quelques semaines plus tôt, comme substance toxique pour la reproduction par le comité d'évaluation des risques de l'Agence européenne des produits chimiques, une catégorie qui signale un risque pour le développement du fœtus.