L’agriculture et la pêche, deux piliers de l’économie tunisienne, peinent encore à attirer des investissements privés. Plusieurs freins persistent et se transforment parfois en véritables handicaps pour les nouveaux promoteurs, en particulier les jeunes, indique Faouzi Zayani, expert en politique agricole et développement durable. La Presse — Face à ces défis, l’expert plaide pour une refonte en profondeur des politiques publiques, l’adoption de réformes ciblées et une mobilisation nationale afin de garantir la souveraineté alimentaire et redonner à l’agriculture tunisienne sa place stratégique dans l’économie. Sachant que le manque d’infrastructures pénalise également l’investisseur et le décourage, même lorsque certaines régions présentent un fort potentiel. Pour inverser la tendance, a-t-il précisé, il faut s’appuyer sur les nouvelles technologies, les techniques agricoles adaptées et la recherche scientifique, afin de développer la production nationale et soutenir agriculteurs et pêcheurs.