Le consultant introduisait parfois les demandes à la place des entreprises qu'il était censé accompagner, ce qui a participé à entretenir l'opacité du dispositif. Le prévenu avait en effet facturé des prestations à des membres de sa famille : son frère, sa mère ou encore sa compagne. Certains livrables annoncés dans les dossiers de demande de subsides n'ont jamais pu être produits lors de l'enquête. Le tribunal a souligné la "gravité remarquable" des faits, insistant sur le caractère public des fonds détournés et sur le fait que le prévenu avait impliqué des proches dans ses agissements. Le 4 septembre, la défense plaidait des maladresses plutôt qu'une réelle fraude organisée.