Là, Vahid (Vahid Mobasseri), l'un des employés, croit reconnaître l'homme au bruit que fait sa prothèse quand il marche. Avec Un simple accident, le réalisateur s'en prend frontalement à l'injustice qui règne en Iran et plus spécifiquement aux tortures auxquelles sont soumis les opposants du régime des mollahs. Mais bien une fable sur des hommes et des femmes qui, malgré ce qu'ils ont subi, refusent de renoncer à leur humanité et de se transformer en bourreaux à leur tour. Ce que le cinéaste décrit dans une séquence inattendue, pleine de chaleur. À lire aussiDrôle, touchant, révoltant, Un simple accident apporte un nouveau témoignage éclatant du talent de Jafar Panahi.