L’appropriation et la marchandisation des territoires et de la nature par les entreprises s’étendent partout, en termes de secteurs concernés et sur le plan géographique et politique. De plus, sur le plan géopolitique, elle accroît encore davantage le pouvoir des entreprises transnationales, encourage la marche vers la guerre et approfondit l’offensive néocoloniale. Si une transition écosociale est nécessaire et incontournable, elle doit s’appuyer sur une vision de classe, populaire et démocratique : qui décide quoi, qui et comment y parvenir. Une solidarité internationaliste qui articule les communautés en lutte et les peuples en résistance pour affronter l’ordre capitaliste, hétéropatriarcal, colonial et écocide reste essentielle. Concrètement, nous appelons tous les peuples frères avec lesquels nous luttons pour un monde nouveau à se joindre à ce cri d’espoir et à se coordonner à travers ce grand réseau international.